L’album à découvrir de la semaine : Urbantramper – Internet Freedom is Love
Posté le 8 juin 2012
Direction la Nouvelle-Zélande pour la découverte de la semaine… et quelle découverte ! Internet Freedom is Love porte rudement bien son nom puisque c’est lors d’une séance de clics désespérés sur Bandcamp que je suis tombé sur ce petit bijou électro-pop teinté de world music. Après de longues et fastidieuses recherches infructueuses, les première notes de Stephen Dedalus is My Homeboy ont su comme par magie me rendre le sourire… et elles m’ont directement entraîné dans une écoute interrompue des 10 titres de ce quatrième album du trio Urbantramper.
Lake (chant, guitare acoustique, basse, clavier, percussions), Phil (basse, chant, clavier, programmation) et Andy (batterie, samples) définissent leur musique comme de la Future Folk : Future car leur musique est « une représentation sonore de rêves non réalisés » et Folk car ils écrivent « des chansons simples que tout le monde peut jouer et chanter ». Simple, c’est vite dit… vous constaterez par vous-même que ces jeunes gens portent un soin tout particulier à la qualité de leurs arrangements et leurs chansons sont de véritables trésors de composition. Pour cet album ils ont d’ailleurs fait appel à de nombreux contributeurs : des chanteurs et chanteuses pour les chœurs, un trompettiste, une violoncelliste et une violoniste.
Cela nous donne un album très riche, organique, connecté à la fois au monde moderne et à la nature, qu’on ne se lasse pas d’écouter, tant chaque passage d’une chanson nous en apprend davantage sur elle-même. Pour tout vous avouer, je suis en train d’écouter pour la première fois Internet Freedom is Love au casque et je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt. Un titre comme Know My Kind, moins immédiat que d’autres, prend une dimension assez impressionnante lorsque l’on se laisse envahir par cette incroyable ambiance sonore.
A la première écoute, vous remarquerez notamment les ethniques Stephen Dedalus is My Homeboy et Wireless Warmth, aux rythmiques et mélodies très entraînantes, ainsi que la pop dansante d’Internet Freedom Is Love et de Utopia in Williamsburg. Vous vous surprendrez sans doute à reconnaître quelques mots français sur le refrain de Je ne Crois pas en l’Avenir, à apprécier l’excellent mélange des genres de I Saw the Takapau Dawn (I don’t regret it)… et quand résonneront les dernières notes de Sending Emoticons, apaisé par un peu plus de 30 minutes de ces douceurs musicales, il y a de fortes chances pour qu’inconsciemment vous remettiez une pièce dans la machine…
Quitte à mettre des pièces, pourquoi ne pas donner les quelques dollars néo-zélandais demandés sur la page Bandcamp de l’album pour le téléchargement de cet Internet Freedom is Love (ou pour l’achat du CD) ? Ainsi vous pourrez profiter en tous lieux et à tout moment d’un coup de cœur incontournable de ce printemps, voire de cette année 2012 ! Urbantramper est un groupe assurément à suivre… et même à découvrir à rebours en ce qui me concerne, tant cet opus m’a donné envie de me plonger dans les précédents…
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