L’album à découvrir de la semaine : Ed Tullett – Never Joy
Posté le 18 mars 2012
Never Joy fait partie de ces albums sortis en toute fin d’année dernière, trop tard pour figurer dans tous les « best-of de l’année » disséminés ici et là. Et pourtant, le talent du jeune Ed Tullet ne fait aucun doute à l’écoute de ces 11 titres folk. Une chose marque d’entrée les esprits, et ce dès le premier morceau : sa voix sublime qu’il sait moduler à loisir pour créer des arrangements vocaux qui sonnent déjà comme une marque de fabrique.
Après donc un Silver Drive très énergique qui saura séduire toutes les oreilles avec sa mélodie accrocheuse et sa mise en place sans faille, Ed Tullet nous ouvre les portes de son univers intimiste avec le très joli Teeth. Sur cette ballade somme toute très simple, il use à la perfection des hauteurs de sa tessiture pour nous emmener avec lui au-dessus des nuages, là où tout semble doux et cotonneux. On le sent passablement plus énervé sur Ribboned Blood, ce qui lui donne l’occasion de montrer une autre facette de son art. Avec Mezzanine revient un peu l’esprit du premier morceau écouté et l’on sent poindre ce qui sera peut-être le point faible de cet album : le manque de diversité. Et puis une voix féminine vient relancer tout notre intérêt sur Faker Death, celle de Ffion Atkinson, qui amène une once de fraîcheur et d’expressivité à l’ensemble. Elle revient après un OD plutôt réussi et un Rewards/Forfeits peut-être un poil trop long pour le petit bijou de l’album : Continental Dares. Tout est juste parfait sur cette chanson, du début tout en douceur délicatement habillé par une nappe subtile jusqu’au final tournoyant et vibrant habité par les 2 comparses… Comment pourrait-on rester insensible à l’émotion qui se dégage de ce titre tout simplement magique ? Histoire de ne pas nous récupérer en morceaux, Ed Tullet a l’intelligence de s’accompagner de façon légère au piano sur le titre suivant (Thaw), plutôt joyeux. Je passe rapidement sur Eventual Body et Skeleton, moins remarquables que les autres morceaux de Never Joy pour revenir à la question posée un peu plus tôt : le point faible de cet album ne serait-il pas son manque apparent de diversité ?
Comme le dit le proverbe les apparences sont souvent trompeuses et au final la plupart des titres de Never Joy ont ce petit quelque chose qui leur est propre. Il faut bien avouer tout de même que certaines chansons se ressemblent (notamment au niveau de la mélodie) et doivent davantage s’apprécier lorsque l’on est anglophone et que l’on peut se laisser emporter par les textes. Malgré cela Never Joy peut s’écouter en boucle sans que la moindre lassitude pointe le bout de son nez, ce qui n’est pas si courant… alors loin de moi l’idée de relever le moindre point faible sur cet opus ! Au contraire, je m’en vais de ce pas matérialiser mon affection pour la musique d’Ed Tullet en lui commandant deux CD sur sa page Bandcamp (toujours un pour offrir, ça fait de chouettes cadeaux…). N’hésitez pas à en faire de même !
Merci pour l’album. Je l’avais remarqué sans m’y pencher outre mesure.
Je vais écouter pour voir si je vais faire chauffer ou pas ma carte bleue
Dommage, j’ai pas accroché, surement la voix trop aigüe.
C’est clair que ça ne peut pas plaire à tout le monde. Pour ma part j’ai commencé à vraiment l’apprécier après plusieurs écoutes (et dont une fois que le téléchargement est devenu gratuit).
Et au final c’est surtout sa voix que je retiens, qui m’a en ce qui me concerne beaucoup touché…