L’album à découvrir de la semaine : Doug Hoyer – Walks with the Tender and Growing Night
Posté le 20 juillet 2012
Ne vous laissez surtout pas abuser par le visuel sombre et inquiétant de la jaquette de Walks with the Tender and Growing Night ! Doug Hoyer nous offre pour son premier albums 10 chansons plutôt enjouées, dont certaines vous mettront même franchement de bonne humeur !
Armé de son ukulélé (et de sa guitare de temps en temps) et très bien accompagné (trombone, violon, violoncelle, piano, chœurs…), le Canadien nous offre un album extrêmement varié et riche en émotions, enchaînant avec brio les titres pop, folk, mélancoliques, d’autres plus dansants… un joyeux mélange à mettre entre toutes les oreilles !
Nul doute que vous serez happé par cet univers dès Little Things, un premier titre très entraînant avec sa rythmique incisive au ukulélé, son refrain vibrant et ses variations d’intensité mises en valeur par le jeu du trombone. On reste dans l’esprit pop avec With You In My Arms, un morceau néanmoins plus symphonique et au refrain efficace, dont la mélodie viendra trotter facilement dans vos têtes… Jean Ferrat s’invite ensuite sur un Oh, the Wind Will Blow (les « ouuuh oouuuh ouuhh ouuuh » utilisés à la manière de samples font quand même sacrément penser à C’est beau la vie, vous ne trouvez pas ?) Un titre plus méditatif mais également très réussi qui, avec sa rythmique à la façon beats de hip hop, me fait penser à l’univers de Serge Gainsbourg.
Doug Hoyer ressort sa panoplie de King of the Lo-Fi Pop sur Call at the Moon, avec là encore un refrain bien calibré. Et puis c’est même sur le dancefloor (estampillé années 80 / new wave) qu’il nous invite par la suite pour Northern Lights, aux beats et sons de synthétiseurs typiques de l’époque. Les couleurs font leur retour sur le lumineux Lakes of Mars, assez proche dans l’esprit de With You In My Arms… et puis Doug Hoyer se la joue soudainement solo avec Tattoo. Un titre néanmoins très prenant, de par son côté dépouillé qui propulse sur le devant de la scène la jolie voix du maître de cérémonie, accompagné tout en délicatesse de ses camarades acoustiques.
Vous constaterez que Things That I’ll Keep saura également s’ancrer dans vos têtes, avec un refrain à la mélodie toute simple mais efficace, renforcée par un gimmick de guitare que l’on se surprend à siffloter. C’est sur Coast to Coast que vous aurez l’occasion de ressortir la jaquette de cet album décidément très bon. Voix éthérées, ambiance planante… pour le coup cette chanson colle parfaitement au décor de la photo ! Ce 10 titres se conclut finalement en beauté sur Snow Bank, qui est une sorte de récapitulatif de tout l’album : ambiance douce et glacée au début, énergie pop et chaleureuse avec une jolie 2ème voix féminine par la suite… et puis la chanson semble se perdre peu à peu dans des abîmes de saturation électrique… pour au final s’achever de façon expérimentale, à la manière des nombreuses sorties drone/ambient que l’on peut trouver chaque mois du côté des netlabels.
Pour un premier album, nul doute que Doug Hoyer frappe fort (et là où on ne l’attendait pas, étant donné le visuel) et donne envie à celles et ceux qui le découvrent de se délester des 7$ canadiens demandés pour le téléchargement, voire même de commander un CD pour 3$ et quelques frais de port supplémentaires, toujours sur la page Bandcamp de l’album. Un artiste à suivre de très près !
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